2017-02-19 18:11:00

La prière est un antidote contre la haine


(RV) Le Pape François s’est rendu dimanche 19 février dans l’après-midi dans la paroisse Saint Marie Joseph du Cœur de Jésus, à Castelverde, en banlieue de Rome, où il était attendu par des milliers de fidèles. C’est la treizième fois que le Saint Père répète ce geste vers les périphéries romaines depuis le début de son pontificat. Le Pape a présidé la messe et axé son homélie sur la supériorité de l’Amour face à la soif de vengeance. François a invité à prier Dieu pour qu’il change le cœur l’ennemi. Pardonner son ennemi, être magnanime et faire preuve de miséricorde ouvre la voie de la sainteté au chrétien pour atteindre la perfection divine : «Soyez saints parce qu’Il est saint, soyez parfaits parce qu’Il est parfait».

Pour devenir saint, explique François, il faut suivre l’Évangile du Christ, et ne pas céder à la rancœur par la vengeance. Ce serait s’éloigner de la sainteté. Un chrétien ne doit jamais réagir à une offense en pensant «tu vas me le payer». Au contraire, il doit s’efforcer de prier pour son ennemi, avancer sur  le chemin du pardon pour oublier les offenses.

Les guerres partent d'un simple sentiment de haine

«Les grandes guerres, les massacres de personnes, et d’enfants, ne sont rien d’autre que ce sentiment de haine et de vengeance qui peut naitre en chacun de nous. C’est le même sentiment de haine que l’on peut avoir envers un voisin ou envers quiconque vous fait du mal, mais en plus grand».

La solution pour éloigner la violence, c’est le pardon. La guerre débute dans l’amertume, la rancœur, la soif de vengeance. Des sentiments destructeurs de vies et de familles entières. «Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, priez pour qu’ils changent… Soyez magnanimes et miséricordieux », dit François dans son homélie, admettant que tout pardonner n’est pas facile. «Nous avons tous des ennemis à différents niveaux», poursuit le Saint Père en proposant aux fidèles de commencer par des petites choses : prendre un peu de temps par exemple pour prier le Père et lui demander de changer le cœur de l’ennemi qui est lui aussi un enfant de Dieu. Il est possible toute la rancœur ne disparaisse pas, mais au moins l’effort aura été fait de prier pour son ennemi, et de faire preuve de miséricorde.

«Prions pour ceux qui tuent les enfants dans les guerres, conclut François, c’est difficile mais il faut apprendre à le faire afin qu’ils se convertissent … La prière est un antidote contre la haine, contre les guerre. Elle est puissante et peut vaincre le mal pour apporter la paix».

(JCP)








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